À propos

À propos d'un très antique procès:

Notre voeu, en donnant, ici, la parole au poème et aux arts plastiques
est de nous inscrire, vigoureusement, en faux contre des accusations
adressées tant à la poésie que aux arts plastiques, avec des arguments
diversement offensifs: incompréhensibilité, artmodernisme à outrance,
élitisme, usage artificieux de la parole, de la plasticité, etc.

Le procès n'a rien de très neuf. Il avance des pièces à conviction plus
 que probantes: maigreur extrême du lectorat de poésie, relations truquées
 entre art et argent, ponts coupés avec les besoins réels du grand public, et
 quelques autres. Il table sur une accusation, mille fois ressassée, de "tour
 d'ivoire", de plasticité pure, par trop attirée vers l'abstraction, d'inintérêt de
 fond pour la "chose publique". Le verdict, alors, est donné avant même d'être prononcé : "à quoi bon tout ça ! Mieux vaut une bonne et solide cotation en bourse. Ou un robot tueur". 

Et pourtant, et pourtant.

Sans poursuivre plus avant la métaphore procédurale, ce qui aurait
ses facilités, laissons, sans tarder, la parole aux réalisations les plus
diverses. Elles ont toutes pour unique point commun la conviction que
poésie et arts plastiques ont pleinement leur place dans nos sociètés, un
rien à l'écart, loin des grands-messes médiatiques qui, à l'envi,
 assourdissent, cacaphonent et semblent rendre comme définitivement
obsolètes nos besoins d'harmonie, d'intimités réservées à la rêverie. Un
espace-temps autre est, toujours, à créer. De quoi rendre notre respiration
plus ample. Rien de plus.

Dès à présent, les contributions, poétiques ou plastiques, sont les
bienvenues. Elles seront toutes examinées avec autant de soin que possible
sans que le site puisse se responsabiliser vis-à-vis de leurs auteurs. Et que
l'inspiration, cette vieille compagne, vous soit donnée, généreusement.

Nicolas Gille

Présentation des contributeurs

Nicolas Gille

Nicolas Gille, né en 1956, réside à l’Étang-la-Ville, publications récentes:
– un ciel simple (éd. Le Petit Pavé) (Prix Heredia, Académie Française)
– dans la main de l’aube, (éd. J. André, rééd. Le Petit Pavé).
– Riverains du silence, (BDB éd.).
– Presque pas (éd. La porte).
– Cristal de l’ombre, et Pensées volées (éd. et illustrations Motoko Tachikawa).
– Au fil des signes (RLD éd., illustrations Jean-Baptiste Colcher).
– archipels de l’espoir (éd. Le Petit Pavé, illustrations Claire Kito).
– et dans de nombreuses revues.
– Traductions des domaines hispanophones, lusophones et sinophone;

traduit en anglais, portugais, italien, arménien, lingali

Etta Torresin

Etta Torresin Roche
Entre deux ou trois
Deux pays
Deux langues et bien avant un dialecte merveilleux, le vénitien.
Un monde tridimensionnel
Tentative d’harmoniser les dichotomies par vingt ans de sculpture
Virage au liquide: papier trempé, encres, aquarelles, sirops, vapeurs, hérésies
techniques.
Dans la photo il y a une possibilité de stabilisation si on guette les miracles.

Marie-Hélène Inglin-Routisseau

Docteur en littérature générale et comparée de l’université Paris IV, Marie-Hélène INGLIN-ROUTISSEAU est enseignante-chercheuse. Spécialiste de littérature de jeunesse, elle a longtemps enseigné à l’université du Maine avant de rejoindre l’université Paris-Nanterre. Outre de très nombreux articles, elle est l’auteure de :

– Lewis Carroll dans l’imaginaire français : la nouvelle Alice, Paris ; Budapest ; Kinshasa : L’Harmattan, 2006 ;

– L’Enfant, les livres, l’écrit, en collaboration avec Viviane Durand et Pascale Mignon, Ramonville Saint-Agne : Erès, 2005 ;

– Des Romans pour la jeunesse ? Décryptage, Paris : Belin, 2008 ;

– Oublie-nous (roman), Paris : Belin, 2009 ;

– Ecris-moi, autofiXion (roman), Paris : Penta, 2019 ;

– Retour à Césarée (roman), à paraître.